samedi 10 novembre 2012

Contrebande : Fresh indie music tips + Baadman session mix + media plan




Contrebande : Fresh indie music tips + Baadman session mix + media plan



Royal Band de Thies Kouye Magana Teranga beat
Fruko y Sus tesos Improvisando Sound Way
The Rongetz Foundation A composer of modern day feat J Robinson
Toy Drifting Deeper Cooperative
Skinnerbox Wozard B Pitch control
Naledge & Double O Are Kid in the Hall Ms Juanita Rawkus
Spiderwebbed Cherry Blossom Monotreme
Blaktroniks It's all right now Feat alicia Reneee
Pete Rock Something funky
Starkey Lost in space Om unit rmx
Cesare Vs Disorder & Komaton Come along Dame rec
Para One Albatros Because music

Amalgam session mix by Baadman / WATM 11 

Tracklist :
My House - Big Chocolate
**** - Baadman
Rythm of the night (Lando Kal version) - StillCold
Swagged Out - Soulja boy ft Young Sam
Out in the street - Defender
I Fink U Freeky (CRNKN REMIX) - Die Antwoord
Hood Fantasy - Flosstradamus
Doin what i do - C.Z
Burner - LOUDPVCK
Thug Shit - Dj Rhinoceros & Jd Ultraslick
Neva Knew (Baauer Remix) - Obey City
Masta Blasta (THE REBIRTH) - Dillon Francis
Booty 2 The Ground - ƱZ x CRNKN
Roll Up (Baauer Remix) - Flosstradamus

Plan Media http://savethesounds.info

Broadcasted on : Panik (Brussels-Be) Canal B (Rennes-Fr) C'rock (Vienne-Fr) Coloriage (Bourgogne-Franche comte-Fr) Graf'hit (Compiegne-Fr) Equinoxe Fm (Namur-Be) You fm (Mons-Be) radio 103 (Perigord-Fr) Campus Fm (Toulouse-FR) RCV (Lille-Fr) 48 fm (Luik-Be) Studio One (Namur-BE) Noizy (Namur))

Contrebande : Bass Nectar Session mix - Indie tips - Media Plan






Le Super Borgou De Parakou Abakpé
The Rongetz Foundation Bolshoi drunk ghost
Mr Bird Let's go
Spiderwebbed Stumbleine
Kill Frenz Titsss
Ejeca Horizon
Daedelus Looking Ocean (featuring Austin Peralta)
Maceo Plex Future Music
Media Plan By Owni
Amalgam session mix By Bass Nectar
01. Dancer In The Dark Intro - Audiovoid Remix
02. Bassnectar - Freestyle feat. Angel Haze
03. Jantsen - When The Beats Drop (Bassnectar Remix)
04. 6 Blocc - Ammunition Sample Pack (Bassnectar Recut)
05. Bangladesh - 100 [Acapella]
06. Dead Prez - Hip Hop [Acapella]
07. Bassnectar - Rap with a T [Instrumental]
08. Hudson Mohawke - Thunder Bay (Bassnectar Edit)
09. Zed Bias ft Juiceman & Simba - Jigga Up (Bassnectar Remix)
10. Ming & FS - Madhattan Bound (Bassnectar Remix)
11. Zion I - Human (Bassnectar Remixxx)
12. Bassnectar - Infinite
13. Bassnectar & DC Breaks - Breathless feat. Mimi Page
14. Son of Kick - From Here
15. Bassnectar & Double You - I Am A Laser (2012 Remaster)
16. Dusk & Blackdown - Kuri Pataka
17. Ed Solo - Egyptian Horns (Bassnectar Remix)
18. Bassnectar - Butterfly feat. Mimi Page (Bassnectar Remix)
19. Bassnectar - Hologram

mardi 2 octobre 2012

Contrebande : Mego (Fuck that shit) session mix + Fresh indie tips

Contrebande : Mego (Fuck that shit) session mix + Fresh indie tips

Lutan Fyah De la Vega
Lee Scratch Perry God Smiled
Cy Kosis Pull up
Trust FTF
Rubin Steiner Discipline in anarchy
Blacknese En ce qui me concerne
Wax Taylor No
Daniel Klauser say My name
Para One Every Little thing
Tom Trago What You do Larry Heard rmx
Krazy BaldheadSurabaya girl Victor Aime rmx
Amalgam session mix By Mego/Fuck that shit

mardi 7 août 2012

Floating Points



Part of mix From Resident Advisor + Play list of radio show in Description 
Broadcasted on 14 Fm indie radios

dimanche 5 août 2012

V Fresh Press

 Snoop done lost his man mind lol, but I like this it's alright + a ideal marketing plan to promote his collaboration with Major Lazer aka Diplo.

  Snoop Lion "La La La" (produced by Major Lazer) by Snoop Lion


The Midnight Groovers, led by local legend Chubby, are one of the most influential and longest running bands to come out of the small but musically fertile island of Dominica. This late ‘70s track is a masterclass in cadence-lypso, mixing an angular cadence rhythm and rolling bassline with ominous synths and a minor key vocal.

  Midnight Groovers - O Ti Yo (from Sofrito: International Soundclash) by Strut

Infectious Pervert bass & tropical batty groove + Free download from DIAMONDbASS! A Bass music producer from Lisboa, Portugal 

  PROMISE - DIAMOND BASS (extended) free DL!! by DIAMOND BASS

When talking about the music of Com Truise (one of the many pseudonyms of New Jersey designer/musician Seth Haley), the nostalgia bit inevitably comes up, so let’s get that out of the way. Yes, his songs tap classic sci-fi and proto-electro in a way that is distinctly early eighties in scope. But they’re also remarkably weird—stutter-step proggy and intoxicatingly psychedelic, like those classic touchstones got drunk on lava lamp juice inside a pinball machine.


    Com Truise - Com Truise - Brokendate by ghostly

Velvet Underground sors de ce corps? La question mérite d'être posée + Un free download pour l'un des artistes phares de la maison fantome

  Matthew Dear - Her Fantasy (Poolside Remix) by ghostly

Legalize It ?

            Cannabis : la légalisation contre les mafias ?

Dans le livre qu'il vient de publier avec Serge Supersac, policier à la retraite, et intitulé Pour en finir avec les dealers (Grasset), Stéphane Gatignon, jeune maire de Sevran en Seine-Saint-Denis, remet sur la table une solution qu'il juge la plus pragmatique pour lutter contre les trafics de drogue : légaliser le cannabis, et en assurer la production et la distribution par le biais des pouvoirs publics.

Pour cet  ex-communiste qui a rejoint Europe Ecologie en 2010 , et qui répondait début avril aux questions du Parisien, la répression et la prohibition ont clairement montré leurs limites, et témoignent d'un échec complet, avec une  guerre des trafics  qui est  déjà perdue .

 La France, déclare-t-il, est le pays d'Europe où les lois sont les plus répressives et où l'on fume le plus de cannabis , à un niveau qui est celui d'une  consommation de masse .

En rester à la situation actuelle, avec une police qui  fait son travail , mais qui  vide la mer avec une petite cuillère , c'est favoriser selon lui  l'émergence d'organisations mafieuses , qui verront  la banlieue et ma ville en particulier passer bientôt sous la coupe du crime organisé , affirme-t-il sans ambages.  On n'est plus dans l'image du petit dealer de quartier. Avec la crise, tout ce qui est argent facile triomphe.

Les réseaux se structurent, avec des comptables, des avocats, des businessmen, en sorte qui investissent tous les pans de la société...
La solution réside selon lui dans  la dépénalisation de l'usage du cannabis, sa légalisation et la mise en place d'une structure économique pour la vente , sur le modèle d'Altadis (ancienne Seita), sans crainte de voir la consommation exploser, car, assure-t-il  aucun effet mécanique n'est prouvé entre la dépénalisation et l'explosion de la consommation des drogues .

Afin de n'avoir pas à importer, ce qui continuerait à alimenter  les narcotrafics internationaux , Stéphane Gatignon prône l'installation de  la cannabiculture en France , avec des  champs de pavot ou d'herbe en Ile-de-France . Dernière mesure évoquée :  proposer du travail aux 100 000 dealers de rue  qui se retrouveront soudain désœuvrés.

Selon l'analyse de l'élu local, le cannabis mérite finalement d'être traité comme les drogues douces que sont le tabac et l'alcool, c'est-à-dire avec une autorisation contrôlée, couplée à des campagnes de prévention.  C'est une question de santé publique , argumente-t-il :  15 à 20% des accidents dans le monde du travail sont en lien avec la consommation du cannabis. Les 650 M€ investis par l'Etat pour la lutte contre les trafics pourront servir à cette prévention , et ainsi  expliquer que, lorsqu'on fume, on n'étudie et ne travaille pas dans de bonnes conditions .

Il reste que ce programme a face à lui plusieurs obstacles. L'un réside dans les traités internationaux dont la France est signataire, et qui  interdisent la production  :  une discussion internationale s'impose , répond Stéphane Gatignon, qui cite la Colombie, le Brésil et le Mexique comme Etats défenseurs de  cette idée de la légalisation des drogues et de leur contrôle pour sortir de la guerre qu'ils vivent , sans quoi ils  risquent d'être contrôlés par les narcotrafiquants .

L'autre écueil pour son projet est celui de la pertinence de son analyse, remise en cause par des spécialistes de la question. Ainsi Jean-Paul Mégret, commissaire à la 1re DPJ à Paris et secrétaire national du Syndicat indépendant des commissaires de police, qui estime que la dépénalisation du cannabis  est un bon sujet pour écrire des livres , mais que les études qui  évoquent les dégâts du cannabis sur la santé  sont  alarmantes , tandis que les trafiquants, si une telle solution était adoptée,  n'abandonneront pas une telle manne financière , et  se reporteront sur d'autres produits .

Et le commissaire de signaler que le mouvement est en cours :  Déjà des équipes se diversifient dans la cocaïne, car elle dégage plus de marge.

Maceo Plex (Archive)



 

The Funk league Mc3 Favorite rec
Ugly duckling Momentum
Lynx Young blood An-ten-nae presents
Sepalcure love pressure Falty Dl Rmx
Notic Nastic Illuminati bitch
Nlp Awa
The Micronaut Karpfen Acker rec.
Superguachin La Gorra Zzk rec.
Dillon From one to six hundred B Pitch control

Amalgam session mix Maceo Plex
Plan media by So foot

samedi 4 août 2012

RMOE

                                             




                                       Do you remember the time ?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        
 


Feel free to download our last Live transmission From June 2012  @ Fuse







Article 14




Rappel, article 14 de la Constitution russe :

1. La Fédération de Russie est un Etat laïc. Aucune religion ne peut s’instaurer en qualité de religion d’Etat ou obligatoire.

2. Les associations religieuses sont séparées de l’Etat et égales devant la loi.
L’association Russie-Libertés publie la traduction française de plusieurs citations lues ou entendues durant le procès du groupe Pussy Riot qui se déroule actuellement à Moscou. Recueillies par Olga Kokorina, comédienne et membre de Russie-Libertés, grâce à plusieurs comptes twitters qui tweetent en direct du tribunal, ces citations montrent toute la violence et le délire de l’accusation, ainsi que le déni de justice que subissent les accusées.

Contexte :

Les trois jeunes femmes ont participé le 21 février 2012 à la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou à une prière punk «Sainte Vierge Marie chasse Poutine». Elles sont accusées de «vandalisme aggravé, d’incitation à la haine religieuse et de sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays».  Elles encourent 7 ans de prison pour une chanson de 3 minutes.
Les jeunes femmes se déclarent «non coupables» et disent ne pas comprendre l’acte d’accusation car leur action avait un caractere politique et non religieux. Par leur action elles voulaient dénoncer le lien entre l’Eglise et l’Etat et exprimer leur indignation après l’appel du Patriarche de toute la Russie à la société orthodoxe à voter pour Vladimir Poutine et ne pas participer aux manifestations de contestation.


Citations des membres du groupe Pussy Riot :

« Je suis orthodoxe, mais mes opinions politiques sont différentes – que je dois faire ? Et je suis représentative de ma génération, j’ai beaucoup de questions sur le lien entre l’Eglise et l’Etat, et j’espère sincèrement que le Patriarche  Kirill pourra me donner des réponses car je compte beaucoup sur sa sagesse. Je pensais que l’Eglise aimait tous ses enfants, mais je me rends bien compte que même ici il existe une différenciation: l’Eglise n’aime que les enfants qui croient en Poutine. Je ne pense pas que l’Eglise Orthodoxe Russe doive appeller à croire en un quelconque président, je pense que son rôle est d’appeler à croire en Dieu» – dit dans sa déclaration Maria Alekhina, 24 ans, mère d’un petit garçon.
«Si quelqu’un a été blessé par notre action à la Cathédrale du Christ Sauveur, je suis prête à reconnaître que nous avons commis une faute étique. C’est justement une faute, puisque nous n’avons jamais eu l’intention d’insulter qui que ce soit. Et notre faute étique – je souligne étique et non criminelle – est liée au fait que nous ayons osé réagir à l’appel du Patriarche à voter pour Vladimir Poutine en faisant cette action à la Cathédrale, nous avons eu envie de partager notre position politique avec des spectateurs. C’est notre faute étique je la souligne et je demande pardon pour cela» – a déclaré Nadejda Tolokonnikova, 23 ans mère d’une petite fille.
«Je ne comprends pas le fondement de l’accusation et je considère que cette affaire est fabriquée pour des raisons politiques»- a dit Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans.

Citations et échanges lors des 2 premiers jours du procès :
1er jour

L’accusation présente les témoins de l’affaire. Ils sont neuf et tous employés de la Cathédrale.
Les premières questions que l’accusation pose à tous ses témoins sont : «Êtes-vous croyant ? Respectez-vous les traditions de l’Eglise Orthodoxe Russe ? Respectez-vous le carême?»
Le jugement se transforme très rapidement en inquisition.
L’accusation demande à la victime-témoin N.1 (une vendeuse de bougies à la Cathédrale) : «Comment pouvez-vous décrire leurs mouvements?»
La vendeuse de bougies : « Des trémoussement diaboliques »
«Elles ont souillé mon choix de vie!»
L’accusation : «Peut-on appeler cela de l’art contemporain?»
La vendeuse de bougies : «C’était un trémoussement diabolique et non de l’art! »
L’avocate des accusées Volkova demande au témoin de résumer la profession de foi. Le témoin ne répond pas. La juge rejette la question.
La juge rejette plusieurs questions à la file des avocats des accusées.
Feygin, un des avocats des accusées : « Pouvez vous expliquer quelles blessures morales vous avez subit?»
La juge : «La question est rejetée! »
Polozov, un des avocats des accusées : «Vous avez qualifié leurs mouvements de trémoussement diabolique. Décrivez-les».
La juge : «La question est rejetée!».
Samoutsevitch : «Est ce que la violation des règles de conduite dans une église est une faute criminelle?».
La juge : «La question est rejetée!».
Tolokonnikova : «Pour vous le mot “féministe” est une insulte?».
Le témoin : «Dans la cathédrale – oui. C’est une insulte!».
Le témoin N2. (un paroissien) «L’exactitude de leurs actes m’a donné l’impression que leur action a été commandité».
L’accusation : «Vous pouvez répéter les mots qu’elles ont prononcé dans la Cathédrale?».
Le témoin N2 : «Il n’ y avait rien contre Poutine, il n’y avait que du blasphème contre le Seigneur».
Polozov : «Êtes-vous membre actif de l’organisation “La Cathédrale du peuple”?».
Le témoin N2 : « Oui. Je coordonne l’éducation militaire et patriotique!».
Polozov : «Ce n’est pas la première fois que vous êtes témoin dans une affaire à caractère religieux?».
La juge : «La question est rejetée! ».
Polozov : «Êtes-vous au courant qu’à l’intérieur de cette même Cathédrale on organise des banquets?».
La juge : «La question est rejetée!».
Le témoin : «Je n’ai pas participé aux banquets».
A 8h du soir après une pause de dix minutes la juge Marina Syrova veut continuer le procès.
L’avocate des accusées Volkova demande la révocation de la juge.
Maria Alekhina explique qu’on les a réveillées à 5h du matin et qu’elles seront de retour à la maison d’arrêt vers 2h du matin.
L’accusation : «Les témoins souffrent eux aussi, ils ne mangent plus, ils ne dorment plus et en plus ils subissent des préjudices moraux».
La juge rejette la demande de révocation et à 9h du soir continue le procès.
Le témoin N3. (le responsable de l’autel de la Cathédrale) arrive.
L’accusation : «Avez vous vu sur internet le clip vidéo “Sainte Vierge délivre nous de Poutine”?».
Le témoin : « Je l’ai vu. Mais je n’ai rien entendu sur Poutine».
L’accusation : «A quoi vous fait penser ce clip vidéo?».
Le témoin : «A des trémoussements diaboliques».
2e jour
Le deuxième jour du procès commence par la suite du témoignage de l’employé de l’autel.
Maria Alekhina : «Avez-vous vu des images non montées?».
Le témoin : «Cette question est trop sournoise…».
Feygin «Existe-t-il un règlement de conduite, dans les cas où on monte sans permission sur l’ambon?».
(NDT: l’ambon est le pupitre placé à l’entrée du chœur où est posé le lectionnaire ou la Bible).
Le témoin «Mon seul règlement c’est la morale».
Polozov : «Avez vous subit des préjudices moraux?».
Le témoin N3 : «Non, mais mon âme a été blessée».
Les avocats des accusées : «Quelle blessures morales avez vous subi?».
La juge : «La question est rejetée!».
Maria Alekhina : «Eprouvez-vous toujours en ce moment des blessures de l’âme?».
Le témoin : «Non, en ce moment je témoigne devant le tribunal».
Mark Feygin a écrit dans son twitter que 70% de questions posées par les avocats des accusées ont été rejetées par la juge.
L’accusation lit la déclaration du témoin N3 : «la couleur des robes prouve que ces femmes étaient hostiles à l’orthodoxie».
Volkova l’avocat des accusées : «Dites, le fait que ces jeunes femme soient en prison depuis 5 mois et que deux d’entre-elles soient des jeunes mères, ne blesse-t-il pas votre âme?».
La juge : «La question est rejetée! ».
Maria Alekhina demande à la juge l’autorisation de manger et de dormir. La juge rejette la demande et appelle le témoin N4, le deuxième employé de l’autel.
Le témoin N4 : «Il y avait violation des principes moraux. La violation de valeurs centenaires».
La juge : «Est-ce qu’elle faisaient le signe de croix comme le font tous les citoyens?».
Le témoin N4 : «Non. Cela ressemblait à une parodie blasphématoire».
Source : https://twitter.com/i/#!/gruppa_voina/followers «Nous sommes en 2012 en Russie, à Moscou. Le juge fédérale pose la question si les accusées faisaient signe de croix, comme tous les citoyens font».
L’accusation : «Vous avez le droit d’exprimer votre opinion sur la peine pour les accusées. Quelle peine voudriez-vous pour elles?».
Le témoin N4 : «C’est au tribunal de décider».
Volkova : «Est ce que vos sentiments de croyant sont blessés par le fait que la moitié de la Cathédrale soit louée?».
La juge : «La question est rejetée!».
La radio Svoboda sur son twitter (https://twitter.com/SvobodaRadio) écrit : «L’avocat Polozov : dans ce procès il n’y a pas de réelle concurrence. Toutes nos question sont rejettes».
Polozov : «Le procès fait taire tous les éléments politiques de l’affaire».
Polozov au témoin N4 : «Dites, est-ce que le nom de Poutine a été prononcé à la Cathédrale?».
La juge : «La question est rejetée!».
L’avocat des victimes : «Dans cette affaire il ne s’agit pas du tout de politique. Il s’agit de vandalisme et d’injure au sacré».
Après une pause l’avocat des accusées Volkova demande la révocation du juge.
L’avocat des accusées Volkova déclare qu’on ne donne pas aux accusées la possibilité de manger et de dormir.
L’accusation : «La révocation de la juge: c’est de la publicité pour le public et le média».
La juge s’en va pour envisager sa propre révocation.
A son retour la révocation est rejette.
Les accusées n’ont pas mangé depuis 9 heures. Les gardiens disent : «elles ont bu du thé».
Le nouveau témoin N 5, le gardien de la Cathédrale.
La juge : «C’est quoi les paroles de la chanson?».
Le témoin N5 : «Sainte Vierge, Poutine quelque chose…».
Le témoin N5 : «Je les ai pardonné. Mais je ne peux pas parler pour tous les chrétiens. Ca reste la volonté de Dieu et du tribunal».
Samoutsevitch : «Est-ce que vous, en tant que croyant orthodoxe, vous considérez le mot “féministe” comme un gros mot?».
Le témoin N5 : «Oui. C’est un gros mot».
Samoutsevitch : «Vous savez qui sont les féministes?».
La juge : «Question rejetée!».
Polozov : «Sur quel site internet avez vous vu le clip vidéo?».
Le témoin N5 : «J’ai tapé ce gros mot sur Yandex» (NDT: un moteur de recherche sur internet),
Polowov : «Le mot “féministe”?»
Le témoin N5 : «Ben, oui».
Après la pause déjeuner arrive le témoin N6, un électricien de la Cathédrale.
L’accusation pose la première question qui est déjà devenue traditionnelle dans cette affaire «Êtes vous croyant?».
Le témoin N6 : «Je ne crois pas à la sincérité des excuses des accusées. Et je ne les accepte pas».
Alekhina : «Qu’est ce que des excuses sincère?».
Le témoin N6 «Chacun doit décider pour soi. On peut se flageller, ou se retirer dans un monastère, par exemple».
Le témoin N7, une vendeuse de bougie.
Tous les témoins déclarent de ne pas avoir entendu les paroles de la chanson.
Le témoin N7 dit qu’une des accusées a montré ses fesses sur l’autel.
Le témoin N7 : «Elles ont fait exprès pour faire de nous une caricature».
Le témoin N7 ne croit pas non plus à la sincérité des excuses et ne les accepte pas.
Toutes les questions sur la motivation politique de l’action sont rejetées par la juge.
Polozov à la juge : «Vous allez rejeter toutes les questions sur la motivation politique?» La juge : «On continue!».
Le témoin N8, un gardien de la Cathédrale.
Nous sommes en 2012, en Russie, à Moscou. La première question que l’accusation pose aux témoins : «Êtes vous profondément croyant?».
L’accusation : «L’action dans la Cathédrale exprimait-elle le mépris des coutumes et des traditions orthodoxes?».
Le témoin N8 : «Evidement, c’était une parodie, de l’ironie et de l’imitation».
L’accusation : «Peut-on pardonner cet acte?».
Le témoin N8 «En ce moment mon âme est dans un tel état que je ne peux pas le faire».
Le témoin N9, un autre gardien répète exactement la même chose. Il n’a pas entendu la chanson, il trouve leur action blasphématoire et souillant les traditions orthodoxes et les valeurs spirituelles.
Alekhina : «Les témoignages de deux victimes sont un calque. Il y a la même faute d’orthographe au même endroit».
La juge essaye de changer de sujet.
La défense demande à lire ces deux témoignages.
La défense déclare que les témoignages sont falsifiés et sont écrits par le juge d’instruction lui-même.
Volkova demande une expertise.
La demande est rejetée.
Le deuxième jour du procès s’arrête brusquement.

Sources Twitter :



https://twitter.com/TataRomanovaYa
https://twitter.com/SvobodaRadio
https://twitter.com/tikhondzyadko
https://twitter.com/gruppa_voina

Driving

   




La musique est un art qui découle des mathématiques. Or, celles-ci sont constantes.



                                          L'ïle de la plantation


                                                     Big Splash


                                          Beat 's gonna eat me 

                                                   
                                                    Burning Slow


A-Trak



  Contrebande A-Trak session mix + Fresh music tips & Camp D'Art by CONTREBANDE

El Hijo de la cumbia La mara tomaza Ya Basta
Love avalanche feat mc Benjamin more love Andres digital remix
Black Uhuru Youth of Elington
Lee Scratch Perry The Mighty Supsetters Onu sound
Andre Lodemann Unknow Desire
Dark Tantrums the Growler
Krazy Baldhead surabaya girl
Jamie Jones Summertime extended vocal mix
Doctor flake Hollow people
Supadark it's a feeling Feat Elleny Loodma rec
Heels of love Ft Max Essa Chain gang Lazer tom rmx

Amalgam Session miX By A Trak
Camp D'art Media plan

Para One


  Contrebande : Para One Session mix + Fresh indie music tips & media plan by CONTREBANDE

James Etamobe & His all Weather band Agboyabakpa Soundway
El Hijo De la Cumbia Soy el control Ya Basta
Super Guachin La Gorra Zzk
Maximum Joy Stretch Discomix rap Mute rec
Trim Iam
Razzmatazz Set It Out Kindred spirits
Etienne de Crecy am i Wrong , the shoes rmx
The Real Fake mc what U need
Fabrizio Mammarella Lie Living in ecstasy slow Motion
Rebecca Revoir
John Talabot Destiny Feat Plonal
Jimmy Edgard Touch your bodytime
Amalgam session mix By Para One
Plan Media by So Foot


mardi 26 juin 2012

Snooba



http://soundcloud.com/snooba/contrebande-snooba-session-mix

Pagadeja Tamale
Super Guachin La Gorra
Sun glitters Wasting time
Ministre x Feat Romy Just to please
Homeboy Sandman
Beaumont Rendez vous
Starkey lost in space
Sandra kolstad Leone
Telefon Tel Aviv The sky is black
Simian Mobile disco Seraphim
Dirk Gerner Rubies and diamonds Flako rmx
Mancini lost in time
Beautiful Bells Laissez
Fabrizio Mammarella Skymed

Amalgam session mix By Snooba
Broadcasted on 12 FM radios

lundi 11 juin 2012

Eclairage et Lampe de poche

Recension de Cédric Lagandré, La société intégrale, Éditions Climats, 2009, 87 pages.



Ce petit livre incisif de Cédric Lagandré est construit sur l’affirmation d’une continuité entre les régimes totalitaires et les sociétés libérales contemporaines. Il paraît légitime de s’inquiéter d’un tel rapprochement, d’autant que l’auteur privilégie les références au nazisme plutôt qu’aux autres formes de totalitarisme, ce qui est à notre sens contestable. Il ne s’agit pourtant pas d’un amalgame et nous allons montrer que la voie d’analyse ainsi ouverte est féconde. Lagandré remarque dans son premier chapitre : « nous sommes enclins à penser que le but totalitaire n’est abominable qu’au regard des moyens mis en œuvre pour l’atteindre. Que ce but puisse être théoriquement atteint sans terreur […] doit pourtant suffire à justifier qu’on interroge le totalitarisme du point de vue de sa fin. » (p. 15-16) Si les moyens du totalitarisme lui sont propres et ne se perpétuent pas au-delà de sa disparition, il convient d’observer en revanche que la fin qu’il poursuivait s’est, elle, prolongée jusqu’à nos jours. C’est cette fin qui donne son titre au livre : « la société intégrale ». La thèse de l’auteur ne consiste ainsi pas à affirmer une identité entre les régimes totalitaires et nos sociétés, mais à trouver dans les premiers une source d’éclairage de tendances très puissantes des secondes à s’instituer comme des sociétés de contrôle, récusant tout écart entre la norme et les existences individuelles réduites à des comportements.

Mais que vaut un tel éclairage et la distinction des moyens suffit-elle à assurer qu’on ne confond pas, de manière simpliste, des types d’organisation sociale naturellement différents et des systèmes de droit antagonistes ? Lagandré souligne d’abord sa volonté de faire faire, par le rapprochement avec le totalitarisme, un pas de côté à la pensée politique, et de l’éveiller à ce que notre époque a de radical et de monstrueux, en lui contestant la normalité que le seul fait d’être notre présent (et donc connu de manière très fragmentaire) lui confère.

La continuité entre totalitarismes et sociétés libérales est replacée dans le contexte plus large de la modernité politique, préoccupée de transformer la législation en une loi naturelle de nécessité et de « supprimer l’individu réel, sujet d’une parole, d’une pensée, d’un désir propres, avec toute l’insociabilité qui le caractérise, pour le remplacer par un individu imaginaire, intégralement social en dépit des professions de foi individualistes, c’est-à-dire intégralement normal et interchangeable dans toutes ses différences, soumis comme toutes les choses à des lois de comportement, des lois statistiques, des lois économiques ». (p. 37). L’analyse de l’auteur ouvre des perspectives d’intelligibilité à l’inscription du totalitarisme dans l’époque moderne, qui reste une énigme importante pour la réflexion philosophique. Et, tout en montrant ce que le projet qui anime les sociétés contemporaines a de commun avec des tendances anciennes de la modernité, elle montre ce qui le différencie : comme le totalitarisme, il radicalise ces tendances en transformant l’individu intégralement social rêvé par un individu devenant, par l’expression formatée de ses désirs et de ses pensées, le relais du pouvoir et non seulement sa cible.

Chaque page de ce petit livre apporte une élucidation nouvelle de la nature de l’intégration totale que nous subissons, sans nous en apercevoir le plus souvent, désireux que nous sommes devenus d’être délivrés par les pouvoirs de toute incertitude et de toute responsabilité. Les réflexions d’Hannah Arendt irriguent l’interrogation menée par l’auteur, parce qu’elles permettent de percevoir la manière dont les sociétés contemporaines prolongent les tendances initiées par les régimes totalitaires, la destruction de tous les écarts qui impliquent, de fait, l’existence de limites du pouvoir. L’écart de la pensée, celui d’une obéissance exposée au choix et donc à la contingence, l’écart de l’individualité, l’insociabilité naturelle de l’homme, l’écart de la morale et du droit, de la légalité et de la légitimité. La disparition des écarts implique que le pouvoir devient coextensif à la société, que la loi et le « comportement » humain se confondent. Arendt écrivait ainsi : « La légitimité totalitaire, dans son défi à la légalité et dans sa prétention à instaurer le règne direct de la justice sur la terre, accomplit la loi de l’Histoire ou de la Nature sans la traduire en normes de bien et mal pour la conduite individuelle. Elle applique directement la loi au genre humain sans s’inquiéter de la conduite des hommes. […] La politique totalitaire veut transformer l’espèce humaine en un vecteur actif et infaillible d’une loi à laquelle, autrement, les hommes ne seraient qu’à leur corps défendant passivement soumis. » (Le système totalitaire, trad. J.-L. Bourget, Paris, Seuil « Points », 1972, p. 206)

Il s’agit bien d’éliminer les marges, lesquelles rendent seules possibles le délit ou le crime et nécessitent le rétablissement de la loi dans sa majesté par le châtiment et la réparation symbolique du préjudice subi. Lagandré décrypte ainsi le sens de la « loi » sur la rétention de sûreté qui permet de prolonger indéfiniment l’emprisonnement de criminels, en raison de leur dangerosité supposée : « la loi sort complètement du cadre de la légalité, puisqu’à parler exactement, elle n’a plus rien à réparer. » (p. 34-35) La loi « se mue en norme de conduite absolument contraignante et [au lieu] de la justice elle se soucie simplement d’être “efficace“. Il ne s’agit plus de réparer symboliquement des actions […] mais d’homogénéiser réellement les comportements selon un modèle d’obéissance aveugle à l’ordre établi. » (p. 35)
L’étude de Lagandré recoupe les analyses menées par Michel Freitag, dans son article « Totalitarismes : de la terreur au meilleur des mondes » (Revue du Mauss, n° 25, 2005, p. 143-184), en particulier quand il écrit : « Le droit, dans la mesure où il substiste encore comme système distinct dans la période de transition (et où il ne se confond donc pas encore directement avec les « systèmes experts »), tend à s’intégrer de lui-même dans les fonctionnements systémiques à mesure qu’il se convertit en procédures d’arbitrage pragmatique directement implantées dans les divers champs d’activitén et il se confond ainsi de plus en plus avec leur fonctionnement opératoire endogène. Dans la « juridicisation » et la « judicialisation » généralisées auxquelles on assiste s’estompe et s’abolit la distance entre le droit et la réalité qu’il régit ». (p. 172) La praxis laisse ainsi place au « triomphe effectif du comportement behavioriste ».

La fin des marges signifie le dépassement de la politique, parce que celle-ci s’inscrit dans l’écart qui sépare l’individu de la communauté et qui est la condition de sa liberté. La politique est une médiation symbolique, qui inscrit chacun dans l’action de définition de la volonté collective, le rend justiciable de la loi commune, tout en préservant son indépendance de pensée et de choix. Quand la politique tend à disparaître au profit de la gestion de la vie comme flux, il n’y a plus de vie commune, parce qu’il n’y a plus d’écarts ni de différences et donc plus de relations possibles. « De cela nous sommes donc aussi les héritiers : exonérés de la contingence et de l’imperfection des structures politiques, nous rêvons d’une société parfaite, dans laquelle le problème politique sera définitivement résolu et seront dépassés les débats sans fin auxquels il donne lieu. » (p. 25-26)

Lagandré ouvre ainsi la voie à une réinterrogation du sens de la politique, par-delà son escamotage dans nos sociétés. En montrant ce qu’il faut entendre par « obéissance proprement politique », c’est-à-dire « celle par laquelle un sujet, sorti du groupe clos, […] découvre un dehors du groupe, espace ouvert et pluriel libre des codes qui régissent le groupe, et de fait se découvre lui-même libre de ces codes, sujet nu d’une parole, exposé à une pluralité qui tranche sur l’homogénéité du groupe » (p. 82), il nous rappelle que le fantasme d’en finir avec les divergences et les conflits, qui sont les conséquences naturelles de la condition humaine de contingence, est mortifère pour la liberté, rejoignant les conclusions de Miguel Benasayag et Angélique del Rey dans Éloge du conflit (La découverte, 2007).

En montrant que le totalitarisme et la volonté contemporaine d’une intégration sans reste constituent des « fantasmagories », parce qu’ils désirent rendre « le policier coextensif au civil » (p. 78), il désamorce par ailleurs l’objection que pourrait susciter l’affirmation de la réalisation du totalitarisme et de la société intégrale, à savoir qu’elle condamne au silence et rend inintelligibles tant la défaite des totalitarismes que la poursuite de l’histoire. La thèse de l’auteur ne signifie pas que toute individualité disparaît – comment cela serait-il possible ? « Car du désir, du langage et du temps échappent à l’intégration. » (p. 78) –, mais que la fonctionnalisation totale de l’homme est la fantasmagorie que poursuivent les pouvoirs dans les sociétés modernes, comme le fantasme de l’Un animait les régimes totalitaires, et qu’elle a des effets de pouvoir bien réels, en ce qu’elle soumet l’existence humaine à des mesures objectives qui font de sa subjectivité un écart inconsistant, une illusion ou une maladie à guérir. On peut toutefois se demander, avec Michel Freitag, si ce qui fonde les résistances à l’expansion des régulations systémiques de la post-modernité, qu’il s’agisse de régulations modernes ou traditionnelles (comme la common decency orwellienne si bien analysée par Jean-Claude Michéa), n’est pas aujourd’hui largement fragilisé par la vitesse de l’expansion en question (art. cit., p. 180).

Ce petit livre a le mérite d’apporter un éclairage nouveau et audacieux sur nos sociétés, en évitant l’amalgame avec les régimes totalitaires, qui empêcherait d’en saisir la nouveauté. C’est un texte d’intervention, délibérément polémique, qui ne renonce pas pour autant à la justification précise de son propos, mais qui a pour principal objectif de nous permettre de nous décentrer et de nous comprendre. Il n’est en effet pas toujours facile de saisir le sens de certaines transformations, surtout quand elles sont agrémentées de références à la liberté et même assorties de garanties juridiques. [1]

Les résistances à l’affirmation d’une convergence entre les régimes totalitaires et les sociétés néo-libérales ne manquent pas. Mais les analyses de Lagandré ne sont pas isolées. Déjà Alain Caillé écrivait, dans son article « Démocratie, totalitarisme et parcellitarisme » (Revue du Mauss, n° 25, 2005, p. 95-126) : « Si nous voulons espérer peser en bien sur le cours de l’histoire du monde, il nous faudra donc soit changer d’idéal, renoncer à la démocratie, soit convaincre et nous convaincre que le monde a d’ores et déjà largement basculé dans un ailleurs de la démocratie, dans une forme de négation et de perversion de la démocratie, comparable à la perversion totalitaire et contre laquelle il importe de lutter avec la même force et la même détermination qu’hier. » (p. 105) Encore une fois continuité ne veut pas dire identité et il serait souhaitable de créer un concept nouveau permettant de saisir les changements idéologiques et politiques inhérents aux sociétés contemporaines.

C’est ce à quoi s’est attelé Alain Caillé, avec le concept de « parcellitarisme » (transformation de tous les êtres en particules élémentaires entrant en interaction avec une infinité d’autres sur le marché globalisé), afin de « marquer la symétrie avec le totalitarisme et pour insister sur sa dimension systématique et doctrinaire. » (p. 100, note 5) Alors que le totalitarisme « bascule dans l’illimitation de l’homogène, de l’unité hypostasiée en un corps collectif fantasmatique », « la solution parcellitaire bascule à l’inverse dans l’illimitation par le biais de l’exaltation de l’hétérogène et par le sacrifice de la liberté collective à une liberté individuelle elle aussi hypostasiée et fantasmée. » (p. 111)

Que le totalitarisme et le parcellitarisme s’opposent termes à termes n’empêchent pas que les logiques qui les animent soient très proches : dénégation du pouvoir, mouvement permanent, création de l’homme nouveau, ces caractéristiques centrales du totalitarisme demeurent dans les sociétés « parcellitaires ». Comprimés dans les mouvements et les masses du totalitarisme, où l’impossibilité de la différenciation impliquait celle du lien, les hommes sont ici parcellarisés, c’est-à-dire libérés de toute fidélité et de toute appartenance, et peuvent ainsi s’intégrer (ou se dés-intégrer ce qui est ici la même chose) aux flux et reflux de l’économie globalisée.